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Michael Jackson

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Anecdotes Michael Jackson - Justice
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Dans les remerciements du disque "Thriller 25th Anniversary", on peut lire les noms des trois avocats ayant défendu Michael Jackson lors de son procès pour pédophilie en 2005: Thomas Mesereau, Susan Yu et Robert Sanger.
Au début des années 90, Michael Jackson témoigne dans un des nombreux procès pour plagiat qui ont émaillé sa carrière... L'avocat général lui pose donc une multitude de questions plutôt complexes et précises sur ce qu'il a fait tel jour dans tel endroit. A chaque fois, le chanteur répond "I don't remember" ("Je ne m'en souviens plus"). Au bout d'un moment, l'avocat excédé lui demande "Monsieur Jackson, avez-vous des problèmes de mémoire?".
Après un instant de réflexion, celui-ci répond simplement: "Non, pas que je me souvienne"...

Dans le même esprit, il témoigne dans un autre procès pour plagiat, où on l'accuse d'avoir volé la chanson "Dangerous" à un autre artiste. En réponse à une question posée par un avocat, il explique ce qu'est le "bridge" dans une chanson, à savoir qu'il permet une transition entre un couplet A et un couplet B. L'avocat lui demande alors de chanter le bridge de la chanson "Dangerous". Michael Jackson commence puis s'arrête en plein milieu: "Come go with me I said I have no time......... and I forgot the rest of lyrics" ("et j'ai oublié le reste des paroles"). Du plus bel effet pour quelqu'un qui est censé prouver qu'il est bien l'auteur de la chanson! Heureusement, chacun sait que les artistes sont très étourdis...
La scène se déroule à la Cour de Denver, dans le Colorado, aux Etats-Unis, le 14 février 1994. Michael Jackson est en plein procès, accusé par Crystal Cartier d'avoir plagié la chanson "Dangerous".

L'Avocat: Je cite la déposition de Mr Jackson, page 94, lignes 15 à 18: question "qui a accès au coffre?" Réponse: "Norma". Question: "Norma, quel est son nom de famille?". Réponse: "Staïkos". A présent, Mr Jackson, est-ce que Norma Staïkos donne l'autorisation aux gens d'accéder au coffre?
MJ: Parfois, mais ça dépend de ce que vous appelez le coffre. Par exemple, si vous prenez les chansons qui sont sur l'album Dangerous, eh bien certaines sont actuellement dans un coffre mais d'autres sont toujours au studio parce que même si l'album est sorti depuis un an, il peut encore y avoir des "dance mixes" à réaliser, des remixes pour les boîtes de nuit, ça veut dire qu'il va falloir mixer les instruments différemment. Par conséquent, les ingénieurs doivent avoir accès aux bandes constamment pour pouvoir faire des copies, ils en ont besoin au studio et...
Le Juge (lui coupant la parole d'une voix très sévère): Mr Jackson, contentez-vous de répondre à la question!
MJ: J'essaie de lui expliquer comment les choses se passent...
Le Juge (D'un air autoritaire): Contentez-vous de répondre à la question.
MJ: Je suis en train de répondre à la question.
Le Juge (Agacé): C'est faux, vous n'y répondez pas!
MJ: J'essaie...
Le Juge (Jeu, set et match): Vous échouez.

L'accusé pouffe de rire. Il gagnera le procès quelques semaines plus tard.
En 1993, ce garde du corps affirma qu'il avait surpris son ex-patron Michael Jackson en compagnie d'un jeune garçon, dans une position compromettante. Convoqué devant la justice, il finit par avouer :
- Ce que je sais, je l'ai appris en écoutant ce que disaient les autres.
- Mais hormis ces témoignages, vous-même n'avez aucune information sur Michael Jackson et ce garçon ?
- Non.
- Avez-vous déjà parlé à un enfant qui se soit plaint du comportement de Mr Jackson?
- Jamais.
- Sur quoi vous appuyez-vous pour dire que Mr Jackson a un comportement inapproprié avec certains jeunes garçons?
- Sur ce que j'ai entendu dans les médias et sur ce que j'ai vu.
- Nous y sommes. Qu'avez-vous vu?
Réponse de Morris Williams: "Rien".
Ex-femme de Michael Jackson, Debbie Rowe est appelée à la barre par l'accusation en 2005 pour témoigner contre son ex-mari, accusé d'abus sexuels sur mineur. Le premier élément de situation plutôt comique est que son témoignage s'est avéré entièrement favorable à Michael Jackson alors qu'elle était censée dire du mal de lui. Elle l'a dépeint comme un être naïf aux prises avec des "vautours opportunistes" rôdant autour de lui pour lui soutirer de l'argent. Plus comique encore, au moment d'aborder les conditions dans lesquelles elle a fait sa connaissance, elle s'est soudain tournée vers la star, immobile et muette sur son siège et lui a demandé "C'était comment, déjà, le nom de la tournée que tu as fait après le Bad Tour?". Les personnes présentes dans la salle n'ont pu s'empêcher d'esquisser un sourire...
Accusateur de Michael Jackson en 2005 pour abus sexuels sur mineur, Gavin Arvizo s'ennuyait de toute évidence beaucoup au tribunal lorsqu'il est venu témoigner. A un moment, alors que Tom Sneddon l'interroge sur une pièce à conviction, il s'est visiblement assoupi et, au bout d'un long moment, répond "Oui, je vois de quoi il s'agit. Excusez-moi". Sneddon demande alors "Visiblement, je vous endors, n'est-ce pas?". Réponse de l'adolescent de 15 ans: "Tout ce que je veux, c'est un oreiller".
Lors du procès 2005, la mère du jeune garçon accusant Michael Jackson de pédophilie a prétendu, sur le ton le plus sérieux du monde, avoir pensé à s'évader de Neverland en montgolfière, affirmant que la star la retenait prisonnière. Peu de temps après, les avocats de la défense ont montré des factures prouvant que la "prisonnière" était tranquillement sortie du ranch pour aller se faire épiler le maillot dans un village voisin en utilisant la carte bancaire de Michael Jackson... et l'une de ses voitures ! Il faut avouer que la montgolfière, ce n'est pas franchement pratique pour se garer devant chez l'esthéticienne.
Michael Jackson a suscité les rires de l'audience le 14 Novembre 2002. Témoignant dans un procès contre le promoteur Marcel Avram, il était accusé d'avoir annulé deux concerts prévus pour le passage dans le Second Millénaire, engendrant de lourdes pertes financières pour l'homme d'affaires. L'avocat lui demande alors "Qu'est-ce qui devait figurer au programme de ces spectacles?" Michael Jackson répond "De la danse et de la magie". L'avocat demande "De la magie? Qu'est-ce que vous voulez dire par là?". Et le chanteur explique vivement "Bah oui, de la magie, comme dans abracadabra, quoi!"
Robert Sanger, avocat, et Tom Sneddon, procureur, n'ont cessé de se chamailler durant tout le procès pour pédophilie 2005. Extrait d'un duel, Mr Sanger veut amener un témoin à préciser certains points de sa déposition. Comme celle-ci s'appuie sur une vidéo, il explique qu'il serait plus simple de rembobiner la cassette vidéo pour atteindre directement les passages qu'il veut préciser:
MR SANGER: Je propose de rembobiner rapidement la bande et d'aller simplement aux points que je veux éclaircir, si cela ne vous pose pas problème.
LA COUR: Très bien.
TOM SNEDDON (il se met à rire): J'ai plutôt intérêt à ne pas faire d'objection.
MR SANGER: Oh, Mr Sneddon est libre de se repasser la cassette en entier s'il le souhaite.
TOM SNEDDON: Je ne suis pas stupide à ce point...

Autre duel, toujours les mêmes protagonistes:
MR SANGER: Mr Sneddon, puis-je emprunter votre pointeur laser?
TOM SNEDDON: Je ne l'ai pas.
MR SANGER: Il est juste là.
TOM SNEDDON: Ah, oui. Ce n'est pas le mien, vous payez des impôts, ceci appartient au Comté.
MR SANGER: Allons-y.
TOM SNEDDON: Je pense que vous payez vos impôts, non?
MR SANGER: Je dois surtout trouver comment fonctionne ce pointeur...
Le vendredi 28 janvier 2005, le juge Melville, le procureur Tom Sneddon et les protagonistes de l’Affaire de pédophilie étaient réunis au tribunal pour une ultime mise au point avant l’ouverture du procès de Michael Jackson et le début de la sélection des jurés. Après avoir détaillé les modalités de cette procédure, le juge s’est engagé dans un dialogue fort amusant avec Tom Sneddon, au sujet de la tenue vestimentaire de l’accusé. La scène fut racontée par les témoins en ces termes :

« Finissant la journée sur une note légère, un Melville décontracté a passé les quinze dernières minutes à finaliser ce qui pourrait ressembler à des détails sans importance. Mais rien n’est sans importance dans le procès d’un homme comme Michael Jackson. Pas même ses lunettes de soleil. Oui, c’est ça, ses lunettes de soleil. A la fin de la journée, le procureur Tom Sneddon s’est levé pour exprimer son désaccord avec le comportement de l’accusé dans le tribunal. Sneddon a accusé Michael Jackson d’enfreindre les convenances que Melville avait instituées auparavant lors de l’audience. Ces convenances restreignent le comportement de chacun dans la salle d’audience et sont réellement trop restrictives. Mais elles sont imposées pour faire en sorte que la situation, déjà tendue, se montre aussi calme que possible.

Sneddon a accusé Jackson de porter des lunettes de soleil dans la salle d’audience. L’avocat de la défense, Brian Oxman, a semblé écœuré et a secoué la tête. Le procureur a également accusé Jackson de porter un brassard brodé du nombre 777 et a expliqué qu’il s’agissait d’un message biblique. Apparemment, Sneddon pensait que ce message était susceptible d’influencer les jurés. Melville a répondu qu’il ne voyait aucun problème à ce que Michael Jackson porte un costume avec un brassard. Sneddon si. Alors il a insisté un peu. « Je pense que le tribunal lui donne plus de crédit qu’il n’en mérite », a-t-il dit à propos de Michael Jackson. Il a ensuite demandé à Melville pourquoi ça ne lui posait pas problème que le chanteur échappe aux convenances fixées lors de l’audience. Si Melville l’a entendu… il n’a pas répondu. L’avocat de la défense Robert Sanger s’est alors mis debout pour contester la revendication de Sneddon : « Oui, mon client porte des lunettes de soleil » a-t-il dit. « Mais il les retire en entrant dans le tribunal ». Sneddon, qui ce jour-là était vraiment en forme, a sévèrement critiqué et insisté sur le fait que Jackson avait, un jour, gardé ses lunettes de soleil durant une audience entière… Melville a semblé un peu pris au dépourvu. Il a dit qu’il ne s’en souvenait pas. Il semblait beaucoup plus attentif à ce que les spectateurs présents dans la salle d’audience se soumettent aux règles du protocole… plutôt qu’attentif aux vêtements portés par l’accusé.

Il a raconté qu’il avait un jour présidé un procès où il était question d’une jeune femme qui avait été sévèrement blessée. Beaucoup de ses défenseurs arrivèrent au tribunal en portant des pâquerettes et des marguerites pour montrer leur soutien à leur amie. « J’avais refusé qu’ils rentrent. Je pensais que cela pouvait influencer le jury » a expliqué Melville. En fin de compte, tout est une question de protocole… Tout est une question de style… »
15 Mai 2005, procès de Michael Jackson.

MR SANGER (Avocat de la star): Il reste trois minutes d'audience. Ecoutez, Votre Honneur, le Détective Robel a besoin d'examiner les pièces à conviction. Et je ne peux pas, je ne veux pas continuer à lui poser trois minutes de questions idiotes pendant qu'il le fait. Je vous épargne ça.
LE JUGE: Vous me menaçez de questions idiotes?
Mr SANGER: Exactement.
Le JUGE: Vous n'avez pas l'air de plaisanter, alors je crois qu'on va arrêter l'audience ici...
Certaines personnes ne savent pas mentir. Gavin Arvizo, par exemple, qui affirmait que Michael Jackson lui avait montré des magazines pornographiques. Lors du procès pour pédophilie, les avocats présentent donc au garçon un ensemble de magazines... lui demandant de reconnaître ceux que lui a montré le chanteur. Il en désigne un. "Mr Jackson vous a montré ce magazine en mars 2003 ?" demande l'avocat. "Oui", répond l'adolescent avec conviction. "Dans ce cas, comment expliquez-vous que ce magazine n'ait été publié qu'en août 2003 ?" Raté, Gavin...
 
 
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