|
|
|
Aphrodite Jones et Thomas Mesereau (18 Novembre 2007) |
|
Page 1 sur 2
Le 18 novembre 2007, la journaliste et auteur Aphrodite Jones et l'avocat Thomas Mesereau (ayant assuré la défense de Michael Jackson en 2005) se retrouvent dans une librairie de Santa Barbara pour dédicacer le livre "Michael Jackson Conspiracy". L'ouvrage explore le procès pour pédophilie ayant opposé la star à Gavin Arvizo, un adolescent qui l'accusait d'attouchements sexuels. L'occasion de revenir sur le traitement médiatique des affaires judiciaires impliquant des célébrités...
Tom Mesereau: Je m'appelle Tom Mesereau, je suis avocat de la défense au pénal. J'ai été récemment l'avocat principal de la défense de Michael Jackson pendant son procès, à Santa Barbara, en 2005, et je suis ici pour soutenir la journaliste Aphrodite Jones qui a écrit un livre au sujet du procès.
Aphrodite Jones: Je m'appelle Aphrodite Jones, je suis journaliste d'investigation. J'écris des histoires concernant des crimes réels depuis une vingtaine d'années, j'ai publié sept livres... sept best-sellers au sujet de meurtres réels et j'ai couvert quelques-uns des procès les plus célèbres dans l'histoire de l'Amérique, dont celui de Scott Peterson et celui de Michael Jackson. Mon nouveau livre parle de Michael Jackson et de la vérité derrière le procès... Ceci pour dire que les médias ont couvert le procès de manière biaisée pour donner au public l'impression que Michael Jackson était coupable en 2005 alors qu'en fait, un jury de 12 personnes l'a jugé complètement innocent.
Tom Mesereau: C'est un livre excellent, c'est le compte-rendu le plus juste, le plus honnête de ce qui s'est passé dans la salle d'audience pendant le procès de Michael Jackson. J'ai écrit la préface du livre. Je n'ai aucun intérêt financier quel qu'il soit dans le livre et ce n'est pas moi qui l'ai écrit, mais j'ai écrit un avant-propos pour m'assurer que les gens réalisent que c'est l'histoire authentique, la vraie histoire de ce qui s'est passé dans la salle d'audience... et je le soutiens.
Aphrodite Jones: Vous savez, la raison pour laquelle les médias déforment toutes les histoires est très simple: ce sont les audiences. Et nous, en tant que public, nous alimentons ça. Nous sommes très intéressés par les ragots sur la vie des autres, par leur "linge sale". Et si on fait des accusations, peu importe qu'elles soient vraies ou pas, vous êtes rejeté par les médias et ça peut ruiner la carrière de quelqu'un. Vous voyez, récemment, il y a eu David Copperfield, qui, je crois, a perdu une grande partie de sa crédibilité parce qu'il a été accusé d'avoir agressé une femme. Pas de preuve, pas d'indices, pas de procès, pas de chefs d'accusation mais une accusation qui a conduit un homme à passer du statut de magicien, l'un des magiciens les plus brillants du monde... à l'échec. Donc c'est quelque chose qui est devenu prégnant. C'est un énorme problème dans notre société. Nous écoutons les reportages des médias comme si c'était parole d'évangile. En réalité, ce que disent les médias est très dirigé par notre système d'audience, qui se base sur la question: "Que pouvons-nous raconter qui soit grossier, cupide et méchant ?" C'est ce qui est arrivé à Michael Jackson pendant le procès de 2005 et personne n'a daigné le rectifier quand il a été innocenté à quatorze reprises dans un tribunal de Santa Maria.
Larry Nimmer (interviewer): Et, est-ce qu'elle vous a interviewé pour le livre ?
Tom Mesereau: Pendant le procès, je ne regardais pas Mme Jones, je ne lui faisais pas signe, je ne lui souriais pas, je ne voulais rien avoir à faire avec elle parce que je l'associais avec les médias qui, de mon point de vue, étaient très hostiles à Michael Jackson. Environ un an après le procès, je suis tombé sur elle par hasard dans une galerie d'art de Beverly Hills, nous avons commencé à discuter et je lui ai dit que je ne voulais pas avoir de lien avec elle pendant le procès. Je n'aimais pas sa manière de raconter les choses, je n'aimais pas ce que faisaient les médias... du moins, la plupart. Elle m'a dit qu'elle se sentait mal à l'aise par rapport à la manière dont le procès avait été couvert, elle y pensait beaucoup et elle voulait mettre les choses au clair avec un livre honnête et juste, qui ne manquerait pas de critiquer les médias. Je n'étais pas encore sûr de devoir la croire, lui faire confiance, mais elle m'a envoyé les brouillons du livre et j'ai rapidement conclu qu'elle essayait réellement d'être honnête. Donc je lui ai dit de continuer à m'envoyer les ébauches, si elle avait des questions sur les faits, j'y répondais... et je l'ai également laissée m'interviewer à de nombreuses reprises sur ce qui s'est passé dans l'affaire de Michael Jackson. Une fois que j'ai vu ce qu'elle essayait vraiment de faire... et que je trouvais plutôt courageux et honnête... j'ai accepté d'écrire l'avant-propos du livre. Je crois qu'en fait, c'est moi qui le lui ai proposé. Je soutiens beaucoup ce qu'elle a fait.
|
|
|