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Fin de la visite à Neverland
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Neverland, je l’ai déjà dit dans ce compte-rendu, était le monde de Michael Jackson, qu’il avait recréé à l’image du monde extérieur mais en y ajoutant une pincée de féerie. Et l’empreinte de ce monde se ressentait jusque dans de petits détails : il existait tout un merchandising autour du ranch. Autrement dit, des objets sur lesquels figuraient les logos du ranch :
- un petit personnage en pyjama bleu, perché sur ce qui semblait être la lune…
- un autre personnage, debout, soufflant dans une sarbacane.
Ces logos ou la bannière « Neverland Valley Ranch » étaient imprimés sur de nombreux objets : sur le linge de maison (peignoirs, serviettes, draps), sur des coussins, sur des sacs, du matériel de bureau, sur les vêtements des employés, les écussons des pompiers de Neverland (car il y avait un service de surveillance incendie privé, la région étant souvent confrontée aux incendies en raison de la forte chaleur estivale)… Ces pompiers avaient même leur "micro-caserne" avec un camion de pompiers on ne peut plus conventionnel.


Lorsque nous sortîmes de la maison, je sursautai en apercevant, sur les marches en pierre du perron, une petite fille en robe bleue, qui semblait occupée à jouer. Je réalisai une seconde plus tard qu’il s’agissait d’une statue.
D’autres bâtiments étaient situés à proximité de la « Main Residence », par exemple le bâtiment de jeux vidéo, haut de deux étages ou encore le bâtiment abritant l’administration de Neverland : le bureau de Michael Jackson, le bureau des services de sécurité… A quelques dizaines de mètres de la maison, au bord du lac, se trouvaient les cottages pour les invités. Et, au Sud de la maison, la piscine, creusée dans un bassin artificiel tout en pierre, avec un toboggan et des plongeoirs. On trouvait aussi des trampolines et une terrasse, ainsi que des courts de tennis et un Jacuzzi.

Lorsque nous quittâmes le Ranch, les lustres en cristal de la maison scintillaient dans l’obscurité, des spots éclairaient les parterres de fleurs. Une gigantesque horloge brillait dans la pénombre. Devant la gare principale, les statues d'enfants que j’avais décrites lors de notre arrivée s’étaient elles aussi éclairées, de même que le papillon articulé : les ailes battaient dans la nuit. Dans les massifs de fleurs, des haut-parleurs diffusaient des pépiements d'oiseaux et la vie semblait ne jamais s’arrêter. Le grand portail surmonté de la couronne dorée luisait lui aussi, et les lettres « Neverland » clignotaient en bleu. Seul le petit train rouge s’était tu.

C’est sur le chemin du retour que je compris pourquoi Michael Jackson avait choisi la solitude de la San Fernando Valley pour faire bâtir son paradis. La Figueroa Mountain Road paraissait encore plus vide et impressionnante qu’à notre arrivée, avec ses champs et ses collines à perte de vue, sous un tapis d’étoiles… La voiture filait cette fois vers Los Angeles… et les trois heures de route que nous nous apprêtions à effectuer ne seraient pas de trop pour revenir paisiblement dans la réalité... Hollywood, ses stars, son argent, son Walk Of Fame. Neverland, sa star, son argent, sa renommée. Deux mondes si semblables et pourtant si différents. Entre les deux, trois heures de route. Trois heures qui valent sans doute plus qu’une éternité.

Merci à la personne qui nous a envoyé ce récit - Ne pas reproduire sans autorisation
 
 
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