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Le Parc d'Attractions de Neverland |
Le premier arrêt que nous marquâmes nous conduisit aux portes du parc d’attractions. C’est lui qui avait fait la célébrité de Neverland dans les médias et auprès du
grand public. Michael Jackson l’avait mis en chantier très tôt et il avoua l’avoir créé pour satisfaire sa propre envie de manèges autant
que celle des enfants qu’il invitait. « J’ai fait du manège quand j’étais petit mais pas assez »… En 1992, alors qu’il se trouvait à Munich
pour le lancement de sa tournée Dangerous, le chanteur visita une usine spécialisée dans la fabrication de manèges traditionnels et acheta
un grand carrousel de chevaux de bois qui occupait la place centrale du parc d’attractions.
Autour, s’organisaient
différents manèges, depuis les plus paisibles jusqu’aux plus mouvementés. La journaliste Oprah Winfrey, qui tourna là une célèbre interview
de Michael Jackson, avait déclaré à ce sujet « Ce n’est pas le genre de manèges que vous pouvez trouver dans la cour d’une grand-mère ».
Visiblement, ils pouvaient satisfaire les besoins de tous les âges et combler la recherche de toutes les sensations. On trouvait ainsi de petits
manèges adaptés aux enfants en bas âge, peints de couleurs vives ; une grande roue jouxtait le carrousel et permettait de prendre un peu
de hauteur pour admirer les paysages du ranch. Au sommet, dans l’air immobile de ce soir d’été, nous prîmes véritablement conscience de
l’étendue des lieux.
Un peu plus loin se trouvait un manège à sensations baptisé « Le Grand Tournis » par Michael Jackson… à juste
titre car il s’agissait d’une sorte de pylône au sommet duquel tournoyait une structure où les malheureux candidats au mal des transports
pouvaient s’en donner à cœur joie… avant de s’adonner au haut-le-cœur auprès des seaux disposés à la sortie…
On
pouvait également aller sur la « Pieuvre », un manège où l’on montait dans de petites cabines situées au bout des bras d’une pieuvre noire et
où lesdits bras vous promenaient ensuite dans tous les sens. Pour rester dans le domaine des attractions agitées, on nous proposa aussi un
tour dans le « Dragon de Mer ». Un manège en forme de drakkar rouge avec un mât planté en son milieu et une proue en forme de tête
de dragon, qui vous promenait d’avant en arrière comme si vous étiez assis sur une balançoire géante.
Parmi les
manèges plus calmes, outre divers carrousels de chevaux de bois, on pouvait opter pour un tour de toboggan géant. Un toboggan triple
glissière et triple vague était en effet installé sur un côté du parc d’attractions. En descendant du toboggan et en suivant la route qui
menait au nord du ranch, je fis sur ma droite une découverte fort surprenante : une sorte de gros cube noir était posé au beau milieu d’une
pelouse. Incrédule, je demandai à notre guide de quoi il s’agissait et il me répondit simplement que c’était l’un des deux écrans Jumbotron
qui servirent lors de la tournée mondiale HIStory pour retransmettre l’image de Michael Jackson dans les stades où passait la
tournée.
En continuant dans la même direction, on trouvait sur la droite des balançoires géantes. Je poursuivis ma
route, intriguée par une sorte de grand chapiteau rectangulaire dont le toit arborait des rayures jaunes et rouges flamboyantes. Il abritait en
fait une grande piste d’auto-tamponneuses. Le parc d’attractions de Neverland n’avait rien à envier à une véritable fête foraine. Il n’y
avait même pas besoin d’employés pour accéder aux manèges, les visiteurs pouvaient les mettre en marche eux-mêmes, à condition de
s’être fait remettre par le maître des lieux le code qui permettait d’actionner les tableaux de commandes.
Partout, autour
des manèges et le long des sentiers, on trouvait des bancs et des sièges. Près du grand carrousel, il y avait même un arbre dont le tronc
était encerclé par un banc. Toutes les attractions étaient protégées par de petites barrières en fer forgé noir. Plusieurs énormes
fontaines répandaient dans l’air le bruit apaisant d’un ruissellement d’eau et les manèges diffusaient de la musique. Des mélodies de fête
foraine, mais aussi des chansons de Michael Jackson. Sa voix, les instruments, tout prenait une sonorité particulière dans un tel décor et il
me semblait découvrir ces morceaux pour la première fois.
Le soleil était encore haut dans le ciel et, ce qui me frappa le plus dans cette
découverte diurne de la fête foraine privée fut l’odeur. Tout comme dans la gare principale, l’air était saturé d’odeurs sucrées, de parfums
de pop-corn et de caramel fondu.
Sur le côté du parc d’attractions opposé aux toboggans géants, on trouvait
encore d’autres surprises « de taille » : une gigantesque piste de karting avec des voitures grandeur nature. En retournant vers le Sud du
Ranch, un grand bâtiment dont la banalité tranchait étrangement avec l’aspect fantastique du décor. Il s’agissait d’une banale maison
aux murs beiges, avec un toit d’ardoises grises et une entrée ressemblant un peu à celle d’une chapelle. En face, une grosse fontaine
crachait ses geysers dans toutes les directions. Nous poussâmes la lourde double porte en bois et pénétrâmes à
l’intérieur.
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