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Le clip Black or White de Michael Jackson |
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Première diffusion
Après de
longues années de controverse, de débats, de suppositions sur sa couleur de peau, Michael Jackson a fini par prendre la « parole » pour faire
un ultime point sur le sujet, en réalisant le clip Black or White. « Je suis fatigué de ces trucs, je suis fatigué de cette affaire », dit-il.
Première vidéo de l’album Dangerous, le court-métrage de 11 minutes est diffusé simultanément dans 27 pays, avec des taux d’audience
estimés à 500 millions de téléspectateurs, battant ainsi le record de la plus haute audience pour une vidéo musicale (première diffusion :
14 novembre 1991).
Dans le clip figurent Macaulay Culkin, Heavy D., Brandi Jackson (fille de Jackie Jackson), Wade Robson et George Wendt (joue le rôle du père de Macaulay Culkin).
Durée du
clip: 6'15 (version courte); 11'00 (version longue)
Résumé du scénario
Le clip de Black or White raconte l’histoire suivante : un enfant (Macaulay Culkin)
écoute de la musique dans sa chambre, le son est monté au maximum. Son père, depuis le rez-de-chaussée, lui hurle de baisser le volume
mais il n’entend pas. Exaspéré, le père monte l’escalier et répète son injonction « Je t’ai déjà dit d’éteindre la musique ! Il est tard !
Maintenant, file te coucher ! » puis il sort en claquant violemment la porte. Un poster de Michael Jackson se décroche, le cadre dans lequel il
était protégé se brise avec fracas. Le gamin murmure « Ok… ok, » sort une guitare électrique et installe deux énormes enceintes dans le
salon. Le père, absorbé par un match de base-ball, ne lève pas les yeux.
Après avoir enfilé ses lunettes noires, l’enfant
plaque un premier accord, la puissance du son est telle que les fenêtres de la maison explosent, le père est éjecté par le toit. Il atterrit au
beau milieu d’un décor aride où de grands hommes noirs exécutent une danse. Soudain, il entrevoit un homme blanc parmi eux : Michael
Jackson. Ce dernier va évoluer successivement dans différents décors, sous divers climats, dans plusieurs pays du monde, dansant avec des
hommes, des femmes, des blancs, des noirs, des asiatiques… Il finit par se statufier en un objet saisi par un bébé blanc assis aux côtés d’un
bébé noir au sommet d’un globe terrestre.
On le retrouve plus tard, dansant au milieu d’enfants de toutes races.
Intervient ensuite une séquence de « morphing ». Tom Brigham est l'inventeur de la technique du "morphing", qui lui vaudra en 1993 un "Technical Achievement Academy Award". C'est Shawn Neely, un autre spécialiste des effets spéciaux,
qui a eu l'idée de l'appliquer aux visages. Cet effet est conçu sur
ordinateur, il s'agit de faire progressivement varier chacune des composantes d'un visage (yeux, nez, bouche, oreilles, cheveux...) jusqu'à
obtenir un second visage, différent du premier. A l’époque, le procédé était totalement innovant, il n’avait été utilisé que dans deux films : «
Terminator 2 » de James Cameron et « Willow » de Georges Lucas.
Finalement, on s’aperçoit que toute cette scène se joue sur un plateau
de tournage. C’est alors qu’à l’insu de tous les techniciens présents sur ce plateau, une panthère noire se glisse dans un recoin isolé et se
métamorphose en Michael Jackson. S’ensuit une longue séquence de danse puis le chanteur monte sur une voiture et commence à en briser
les vitres. Ces vitres portent différentes inscriptions racistes ou antisémites, parmi lesquelles une croix gammée ou encore « Nigger
go home » (les nègres, rentrez chez vous)… Cette scène, symbolisant une révolte de la star contre le racisme, a cependant suscité une
grande polémique, certains spectateurs ayant protesté contre la violence des images.
Le chanteur se livre ensuite à ce que la presse a qualifié de «
danse masturbatoire » : laissant glisser ses mains le long de son torse jusqu’au sexe ou encore fermant sa braguette après avoir laissé
entrevoir son slip. Il finit par s’écrouler dans une flaque, retourne à son état initial de panthère et s’éloigne d’un pas élastique. Omer Simpson
(le personnage du dessin animé "Les Simpsons") apparaît alors et conclut le clip en demandant à son fils Bart, vêtu d’un tee-shirt à l’effigie
de Michael Jackson, d’éteindre la télévision.
Impact du clip dans les médias
Ce clip de Black or White présentait tous les ingrédients pour faire germer le
scandale : du sexe, de la rage, des enfants, des histoires de couleur de peau… et ça n’a pas manqué. La « danse masturbatoire » a été
sévèrement critiquée, de même que la violence de la scène de la voiture. « Etait-ce une grosse erreur ou cela faisait-il partie du plan ? »
interrogent les journalistes. Michael Jackson fait alors diffuser un message en expliquant qu’à travers la danse masturbatoire il cherchait à
interpréter les instincts animaux de la panthère à travers une danse. Il fait un communiqué :
« Ca me bouleverse de penser que Black or
White pourrait amener un adulte ou un enfant à adopter un comportement destructeur, sexuel ou violent. J’ai toujours essayé de jouer un
rôle de modèle. Je regrette profondément toute conséquence néfaste qu’a pu avoir la partie finale du clip sur les enfants, les parents ou les
téléspectateurs ».
Une seconde version du clip est alors diffusée, à laquelle on a retiré les inscriptions racistes offensantes... Néanmoins,
dans la version commercialisée du clip (sur un DVD intitulé "Dangerous, The Short Films"), c'est la vidéo d'origine qui a été retenue (celle qui
comporte la scène de danse et les inscriptions racistes).
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