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Le clip Liberian Girl de Michael Jackson |
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Première diffusion
Le tournage du clip a eu lieu à Los Angeles au cours du mois d'avril 1989,
dans les studios A&M Soundstage. Il a duré 2 jours et a réuni l'un des plus beaux parterres de célébrités qu'il est possible d'envisager (cf liste détaillée à la fin de l'article).
Le clip Liberian Girl est sorti en même temps que
la chanson du même nom. C'est le neuvième et dernier single extrait de l'album "Bad", il sort en juillet 1989. Michael Jackson a dédié ce clip à
Elizabeth Taylor. Vous pouvez le trouver dans le commerce sur le DVD "HIStory On Film Volume 2".
Durée du
clip: 4'30 - existe en version sous-titrée en français.
Le Scénario
Le clip se déroule au "Café Afrique", sur un port et commence en noir et blanc...
jusqu'à l'apparition d'une jeune femme (la "Liberian Girl", jouée par Beverly Johnson= fille libérienne, le Liberia étant un pays d'Afrique
Occidentale situé au bord de l'Océan Atlantique, près de la Guinée et de la Côte d'Ivoire). Elle murmure ces quelques phrases "Naku penda
piya... Naku Taka Piya... Mpenziwe" (3 phrases dites en swahili et qui signifient "Je t'aime... J'ai envie de toi... Mon amour"). A ce sujet, on
peut faire une première remarque d'ordre culturel: l'appel à la langue swahili apporte une touche d'exotisme au clip mais n'est pas en
accord avec la nationalité de l'héroïne. En effet, la langue officielle du Liberia est l'anglais et le swahili est parlé dans l'Est de
l'Afrique.
A peine a-t-elle prononcé ces mots que les images du clip se colorent. De nombreuses célébrités sont réunies pour
le tournage d'un clip de Michael Jackson. On nous montre donc ces stars, discutant les unes avec les autres. L'une apprend son texte, des
danseurs répètent, l'un est au téléphone...
Chaque célébrité joue son propre rôle: David Copperfield,
l'illusionniste, est assis en tailleur en lévitation; à un moment donné, Weird Al Yankovic est pris pour Michael Jackson alors qu'il est dos à la
caméra (or, Al Yankovic l'a souvent parodié donc se fait souvent, dans la réalité, "passer pour" Michael Jackson). Olivia Newton-John et John
Travolta, couple vedette du cinéma, jouent ensemble une scène sur ces paroles "Just like in the movies... With two lovers in the scene and
she says 'Do you love me' and he says so endlessly 'I Love You Liberian girl'" (Comme dans les films, une scène avec deux amoureux, elle
qui demande "Est-ce que tu m'aimes" et lui qui lui dit sans fin "Je t'aime, fille libérienne").
Le clip est censé être réalisé
par Steven Spielberg. Finalement, Dan Aykroyd et Steve Guttenberg arrivent sur leurs motos et demandent "Hey, où est Michael?".
Soudainement, l'ensemble du plateau s'aperçoit qu'effectivement, tous sont venus pour tourner un clip de Michael Jackson, tous ne
parlaient que de ça, répétaient pour ça... mais avaient oublié Michael Jackson! Soudain, ils découvrent l'intéressé, tranquillement assis sur
un siège derrière une grosse caméra 35 mm qui surplombe le décor. Il rit de les avoir filmés à leur insu et lance la traditionnelle phrase qui
conclut chaque tournage "Ok everybody, that's the wrap" (Merci tout le monde, c'est dans la boîte!)...
Le thème de
Liberian Girl aurait pu donner lieu à un clip autrement plus torride et les trois phrases de Swahili prononcées avec sensualité au début de la
vidéo le laissaient présager. Michael Jackson a choisi une autre orientation, sans doute l'une de ses préférées: il joue le rôle de "celui qui
surprend", celui qui se déguise, se cache. A un moment, il apparaît couvert de bandelettes et certains se demandent si c'est lui. En
tant que célébrité, son quotidien, c'est d'être reconnu partout où il passe et de faire parler de lui (c'est ce qui se produit dans le clip où
tout le monde parle de lui). Là, il prend la réalité à contrepied et se fait oublier...
D'une certaine manière, la position physique qu'il adopte dans le clip suggère
qu'il ne s'intègre pas au milieu des autres célébrités: il est soit au-dessus des autres, derrière sa caméra, surplombant le plateau de
tournage et semblant observer leurs faits et gestes comme un enfant observerait du dessus une fourmilière en activité; soit il se mêle la
foule en étant déguisé en grand brûlé, un "malade" (et donc quelqu'un de différent) parmi ces gens normaux... Cela coïncide avec une
période de sa vie où il avait pris beaucoup de distance par rapport à la médiatisation, où il refusait toute interview et préférait l'ombre à la
lumière.
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