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Le clip Thriller de Michael Jackson |
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Michael Jackson parle de
Thriller
Août 1995: Après avoir chanté Thriller je savais que je voulais faire un court-métrage. Un
mec a un rendez-vous amoureux et confesse à sa petite amie qu’il est différent. Je voulais me transformer en différentes choses. C’était fun.
Je me suis éclaté à faire ça.
Novembre 1999: Je n’ai pas vraiment pensé à l’effet que produirait l’album. Je voulais
juste créer quelque chose qu’ensuite j’apprécierais de regarder. Et mon objectif principal pour la vidéo de Thriller était de faire quelque chose
qui serait effrayant, fun et excitant.
Décembre 1999: Michael Jackson à propos des zombies qui apparaissent
dans 'Thriller':
J’aime la scène quand tous ces zombies viennent vers nous et elle pense qu’elle est en sécurité avec moi, vous
savez, parce que je suis son petit ami, et elle se retourne vers moi et je suis devenu un zombie moi aussi. Et alors nous faisons cette célèbre
chorégraphie. Les mouvements d’Hitchcock. J’aime ce moment. Je me rappelle que mon souci initial était d’arriver à faire danser les zombies
et les monstres sans que cela paraisse comique. Je suis allé dans une pièce avec Michael Peters. Lui et moi avons ensemble imaginé
comment les zombies pourraient bouger. Et j’ai pensé que ça pourrait commencer par ce genre de choses (il mime la danse), puis partir dans
ce style de truc jazzy.
Jean-Paul Bourre parle de Thriller
"Inévitablement, dans l'univers hallucinatoire musical de Michael Jackson on retrouve l'imagerie gothique des films de
la Hammer,
les ambiances funèbres de Corman dans La chute de la maison Usher. Il descend dans la crypte où
respirent et vivent les monstres
- vampires, goules et autres créatures du royaume des morts, avec la légèreté d'un
bonimenteur de foire et il en ramène un message,
une intention diabolique. Il ne joue pas. [...] En 1983, le vidéo-clip
de Thriller explose sur MTV, rénove le genre, balance de
l'adrénaline dans la cervelle des gosses.
On est loin de la famine en Ethiopie, des grandes causes humanitaires, droits de
l'homme à Sarajevo, Sida, Téléthon hebdomadaire - tout
le prêt-à-penser médiatique qui s'ajuste comme l'uniforme du larbin, avec
élégance et docilité. Michael allume un incendie
sur MTV et il montre à tous qu'il est le porteur de la torche, le grand subversif,
jonglant avec l'extase et la terreur".
Jerry Kramer, réalisateur du "Making Of
Thriller"
"Il me fait penser à un moine bouddhiste. Il est totalement concentré sur un but unique:
son travail, son art. Il
s'évertue constamment à progresser".
Christopher Andersen parle de
Thriller
"Beaucop craignaient que les scènes les plus violentes du film n'aient une influence fâcheuse sur le
jeune public. Le
Dr Joan Fineman et le Dr Andrea Sakse - du département de psychiatrie infantile de l'université d'Arizona -
étudièrent
les réactions de quarante enfants qui avaient vu Thriller et les comparèrent à celles des adultes. Les
psychiatres
furent particulièrement surpris par la réelle fascination qu'exerçait la vidéo sur les enfants. "Il est clair que
ça leur fait
peur, mais ils demandent à la revoir sans jamais se lasser, déclara le Dr Fineman. Je suis enclin à penser
que quelque chose dans la
personnalité de Jackson le rend plus séduisant, plus irrésistible que d'autres artistes... Il
est difficile d'en évaluer les conséquences".
John Landis, réalisateur de Thriller
"J'étais en vacances, je me
trouvais à Londres avec ma femme... à rien faire. Et mon assistant m'a appelé et m'a dit
"Michael Jackson a téléphoné". J'ai demandé "Le
petit Michael Jackson, des Jackson 5 ?". Après, j'ai reçu un coup de
téléphone de Michael Jackson qui avait gentiment oublié qu'il y
avait 8 heures de décalage horaire entre Londres et Los Angeles... et m'a
donc appelé à 2 heures du matin! Il m'a demandé si je
connaissais sa chanson "Thriller". J'ai dit "Oui, bien sûr" et
j'ai mis ma main sur le récepteur, comme ça (il mime sa réaction: cachant le
récepteur, il a dit à voix basse à sa femme "C'est
Michael Jackson", etc). En fait, je ne connaissais pas la chanson, je connaissais
l'album, je connaissais Beat It
et Billie Jean.
Bob Giraldi avait réalisé Beat It et Beat It est vraiment un très bon clip
mais l'idée de faire un court-métrage à
partir d'une chanson ne m'intéressait pas du tout donc j'ai suggéré à Michael que l'on
pourrait faire quelque chose de plus élaboré
et il a accepté parce que c'est ce qu'il voulait faire. Il voulait que ce soit bon, que ce
soit grand, que ce soit
super, que ce soit... (Michael Jackson conclut "Le meilleur")".
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