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Les Chaussures
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Les Chaussures
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Chaussures de Michael Jackson Au commencement - Michael Jackson s'est rendu célèbre pour ses mocassins en cuir noir, pointure 42. Ceux-ci sont fabriqués sur mesure. Jusque dans les années 90, c'était un dénommé Patrick Cox qui s'en chargeait. Célèbre designer de chaussures de luxe, il est d'origine canadienne. En 1986, il a créé à Londres sa propre marque de chaussures, "Wannabe". Dans les années 90, sa renommée lui a permis d'ouvrir plusieurs boutiques à Paris, Londres ou encore New York.Il est devenu en 2003 le designer attitré de la célèbre marque française Charles Jourdan. Michael Jackson a fait sa connaissance par le biais d'un dessin... il a dessiné sur une feuille le contour de son pied et l'a faxé au magasin, en demandant qu'on lui fabrique une paire de "mocassins sur mesure recouverts de métal".

Au quotidien - Le costumier de Michael Jackson, Michael Bush, avait expliqué dans une interview qu'il fabriquait lui-même les chaussures que le chanteur porte au quotidien.

J.M. Weston - C'est dans cette boutique bien française (leurs ateliers sont à Limoges) que Michael Jackson a fait fabriquer certaines de ces chaussures, notamment ses mocassins noirs. Tout comme ses chapeaux, les luxueux souliers sont fabriqués sur mesure mais pour quelques centaines d'euros, vous pourrez en acquérir une copie haut de gamme...

Chaussures de Michael Jackson Anecdote - Concernant les chaussures, voici une longue mais fort comique anecdote survenue en Mai 1987. Le récit est fait par un compositeur.

"En mai 1987, je me trouvais à Los Angeles. Au début, on m'avait envoyé là pour une de ces expéditions légèrement ridicules dont les maisons d'édition sont si friandes. Et soudain, vous obtenez une certaine renommée en écrivant accidentellement une chanson sur un album à succès et ils vous expédient de l'autre côté de l'Atlantique. Une fois que vous êtes arrivé là, vous êtes bien obligé d'essayer d'écrire et vous côtoyez des Américains obsédés par leur carrière qui sont capables d'écrire une demi-douzaine de chansons chaque jour avant d'aller déjeuner. Quoi qu'il en soit, je logeais chez un de mes amis. Non seulement il était un brillant joueur de saxophone, mais en plus il était aussi un très bon claviériste. Nous nous étions rencontrés pour la première fois en 1983 quand je faisais un album solo pour une certaine maison de disques. Le producteur de cet album avait suggéré qu'on mette des cors sur quelques-unes des pistes et avait déclaré que le seul endroit où l'on pouvait enregistrer des cors se trouvait aux Etats-Unis et que les seuls à pouvoir le faire étaient un groupe de musiciens Américains. Pour les non-initiés, sachez que c'étaient eux qui s'occupaient de ça sur tous les albums produits par Quincy Jones, y compris ceux de Michael Jackson. Bref, c'est en allant en studio avec ces musiciens que j'avais fait la connaissance de mon ami. Et là, en 1987, alors que je séjournais chez lui, il me dit que ça faisait longtemps que je n'avais pas vu le reste de la bande et il nous a arrangé une rencontre aux Westlake Studios, un samedi.

En arrivant à Westlake, j'ai garé ma voiture de location. Je fus plutôt surpris de voir le déploiement de sécurité autour du Studio. Habituellement, ce sont des buildings banals dont les fans se préoccupent peu. Vous pouvez y rentrer comme vous voulez sans qu'on vous reconnaisse et qu'on vous interpelle, mais pas ce jour là. "Qui êtes-vous?" m'a-t-on demandé assez sèchement au bureau de l'accueil. J'ai expliqué que j'étais un ami de L. et que j'étais venu à sa demande. Au bout de quelques minutes, L. est venu me chercher. Nous avons emprunté un long corridor faiblement éclairé et c'est là que j'ai vu la grande, maigre et, inutile de le préciser, très pâle silhouette de Michael Jackson. "Michael, je te présente un ami à moi qui vient d'Angleterre". "Oh, salut!" a dit Michael avec son célèbre falsetto (il a une voix curieuse, comme s'il avait respiré de l'hélium). J'étais un peu sous le choc, je dois l'admettre. Je n'ai jamais été un grand fan de Michael Jackson mais on ne peut pas s'empêcher de penser qu'on se trouve à côté de l'une des célébrités les plus connues, instantanément reconnaissable... et surtout, pas le genre de personne qui vous rentre dedans par hasard dans le rayon d'un magasin... Il est une sorte d'Howard Hughes de la musique pour notre génération, si vous voyez ce que je veux dire.

Version ChicAprès ces brèves présentations, L. m'a fait rentrer dans la salle de contrôle et m'a présenté Bruce Swedien et Quincy Jones. Comme j'étais un pote de L., un musicien et qu'en plus j'allais bientôt jouer sur l'album de L., on m'a témoigné un certain respect que je ne méritais pas vraiment. Ils considéraient tous L. comme un génie et s'imaginaient donc, assez naïvement, que j'étais moi aussi un musicien de sa trempe... Ils m'ont donc parlé de façon très amicale, beaucoup plus, je crois, que si j'avais été le beau-frère de L. passant par là le temps d'un week-end. Ils travaillaient sur un album qui deviendrait le futur album "Bad". Le son de cette chanson était monté à fond sur les moniteurs du studio et c'était, inutile de le dire, vachement impressionnant. "C'est épatant" ai-je dit à Quincy. "C'est ce que ça doit être" fut sa seule réponse, pas dénuée d'intelligence... Il m'a expliqué qu'ils avaient un budget illimité et accès aux meilleurs musiciens de la planète et que ça se passerait drôlement mal pour tout le monde si le résultat n'était pas "épatant". A ma grande surprise, il me dit "Tu devrais écouter certains de ces trucs quand ils arrivent ici pour la première fois". De simples démos, avec une seule ligne de batterie et une mélodie chantonnée... Honnêtement, j'ai trouvé ça plutôt rassurant.

Michael Jackson s'est glissé silencieusement dans la salle de contrôle et nous a rejoints pendant que les cornistes commençaient leur travail. Il s'est appuyé contre le mur dans une posture quasiment immobile. Tout ce qu'il disait, c'était, de temps en temps, "Vous faites du bon travail, les gars". Le temps passait et Michael donnait sporadiquement son opinion sur certains sujets mais il traitait toujours tout le monde avec déférence. C'était presque comme regarder le comportement d'un enfant bien élevé en présence de ses chers parents. Son attitude a changé du tout au tout quand il est allé dans le couloir jouer à des jeux idiots et puérils avec une bande de garçons de 9 à 12 ans. C'était des années avant que Jordan Chandler ne profère contre lui ces accusations qu'on n'a jamais pu vérifier. A l'époque, ça m'avait semblé un peu étrange mais en tout cas, pas au point d'aboutir aux conclusions les plus sensationnelles de la presse à scandales. Il semblait juste détendu et en confiance avec eux alors qu'il était dramatiquement mal à l'aise en notre compagnie.

 
 
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