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Retour sur les années Black&White et le HIStory Tour... |
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Devenu fan en 1993 à l'âge de douze ans, Ludo n'a rien perdu de son admiration pour Michael Jackson. Il a accepté de partager avec nous un fragment de ses souvenirs, de cette passion qui a accompagné son adolescence et qui, encore aujourd'hui, continue à ensoleiller sa vie d'adulte. L'occasion pour nous de l'interroger sur une époque que les plus jeunes fans n'ont pas connue: celle du HIStory Tour, celle où les fans salivaient sur les pages du magazine Black & White, où Internet n'existait pas encore et où il fallait attendre un trimestre entier avant de retrouver « les dernières actus » sur le Roi de la Pop.
Bonjour Ludo ! Tu es devenu fan en 1993... une année douloureuse pour Michael Jackson, puisqu'il affrontait des accusations de pédophilie faites par un jeune garçon. Le fait de le découvrir dans ce contexte un peu particulier a-t-il, dès le départ, influencé ta vision de l'homme et/ou de l'artiste ?
J’ai toujours été fan d’un Michael Jackson « controversé » et j’ai dû faire face aux pires remarques des copains à l’époque... J’ai appris à faire la part des choses et à défendre mon idole comme personne. J’ai lu énormément de choses sur Michael, et j’ai peu à peu « appris » à le connaître. J’ai compris très tôt la capacité des médias à influencer l’opinion des gens.
Qu'est-ce qui t'a séduit chez lui ?
Je crois que ces talents de danseurs sont ce qui m’a le plus bluffé au premier abord. Sa démonstration pendant l’interview d’Oprah Winfrey et les quelques images du Dangerous Tour qui passaient au journal télévisé m’ont marqué à jamais.
A cette époque, sans Internet, sans tous les moyens modernes de communication que l'on connaît aujourd'hui, comment arrivais-tu à t'informer sur l'actualité du Roi de la Pop ?
Je guettais la moindre revue, le moindre fanzine où Michael apparaissait. J’ai des classeurs entiers de petits articles issus de revues et journaux très différents... Je guettais la moindre émission télé où Michael était susceptible d’apparaître. Je savais même quels JT avaient tendance à diffuser son actualité (félicitations à France 2 et M6 à ce sujet)!!!
Quand tu nous as contactés, tu nous as parlé de Black and White... quel rôle le magazine a-t-il joué pour toi ?
Le Black and White a su alimenter ma passion pour Michael pendant des années. Ce magazine était une mine d’or pour tout fan qui se respectait !!! Je possède la quasi-totalité de la collection précieusement conservée dans des pochettes plastiques...
A l'époque, il existait aussi la "ligne Black&White". C'était un numéro de téléphone que les fans pouvaient appeler et qui permettait d'avoir des infos exclusives, des inédits, de gagner des cadeaux et de rencontrer d'autres fans. Est-ce ça te rappelle des souvenirs ?
J’appelais la ligne Black and White régulièrement pour me tenir au courant des dernières news et accessoirement pour découvrir quelques inédits (On the line, Cry...). Je posais quelques questions à Laurent Hopman [Note: rédacteur en chef du magazine] qui, à l’époque, répondait personnellement à chacun.
Comment as-tu réagi à l'arrêt du magazine ?
L’arrêt du magazine a sonné le glas d’une époque. Comme de nombreux fans, je me suis senti un peu trahi quand j’ai vu le nom de Laurent Hopman apparaître dans l’édito d’autres fanzines au moment même où le B&W ne paraissait plus en kiosque. Avec du recul, je peux comprendre que la passion qui les animait à l’époque n’a plus suffi. L’actualité de Michael se faisant plus maigre, peut être n’était ce tout simplement plus rentable... dommage !!!
Après... Internet est arrivé. Quels avantages y trouves-tu ? Quels inconvénients ?
Internet a permis de combler le manque d’informations liée à la disparition du Black and White. Cela a permis de raviver encore un peu plus, si c’était possible, ma passion ! L’avantage de ce média, qui peut être aussi considéré comme un inconvénient, est que les choses les plus rares sur Michael ont été diffusées très (trop) facilement et ont perdu par la même occasion de leur valeur. Internet reste cependant pour moi le meilleur ami du fan : je peux passer des heures devant Youtube à regarder des vidéos inédites.
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