Chargement... Veuillez patienter...
 
Pour soutenir le site, faites un don ! You can support our site by making a donation !
 
RSS - News Michael Jackson Flux RSS Galerie Photo
Photos de Michael Jackson
 

 
Connexion

Michael Jackson

Discographie

Concerts
Il y a actuellement 6 visiteurs en ligne

ACCUEIL

Sur la route du Ranch Neverland
(2 votes)
Index de l'article
Sur la route du Ranch Neverland
Page 2




17h00 : nous quittions Los Angeles par la Highway 101. La voiture filait vers le Nord dans la chaleur étouffante du soleil californien, enveloppée d’une odeur d’asphalte fondu. Nous nous dirigions vers les collines désertiques de la San Fernando Valley. C’est là, dans un ranch baptisé « Neverland », que Michael Jackson avait élu domicile en mai 1988. Pour tromper l’ennui pendant cet interminable voyage, je me plongeai dans la lecture d’un document que l’on m’avait remis. Il retraçait l’histoire des lieux et les conditions dans lesquelles Michael Jackson en avait fait l’acquisition. Rapidement, je cessai de prêter attention au paysage qui défilait derrière les vitres, les contours du décor s’estompèrent et je revins des années plus tôt, en octobre 1983.

C’est à cette date que Michael Jackson découvrit pour la première fois les lieux, à l’époque où le ranch portait encore le nom de « Sycamore Ranch », en raison des nombreux sycomores qui peuplaient la propriété. Il tournait un clip sous la direction de Bob Giraldi : Say Say Say ; il y apparaissait aux côtés de Paul Mac Cartney et de sa propre sœur, LaToya Jackson. Le jeune homme fut instantanément séduit par le décor du lieu, sa végétation luxuriante et son lien avec la nature : le bétail pâturait en toute liberté sur les collines, il n’y passait pratiquement personne hormis les habitants des petites bourgades voisines de Solvang et Los Olivos… En voyant l’endroit, Michael Jackson affirma qu’un jour, il l’achèterait et y habiterait.

Mais pour l’heure, le ranch n’était pas à vendre et la jeune star était, de toute manière, peu décidée à quitter la maison familiale : Hayvenhurst. Cette somptueuse villa avait été achetée en mars 1971 par Joe Jackson, pour la somme de 250 000 dollars. Situé à Encino, à quarante-cinq minutes de Los Angeles, l’endroit comportait initialement 22 pièces et une piscine avec jets d’eau et statues… Sous les palmiers de Californie, Michael Jackson rêvait –déjà- d’un autre monde. Loin de la cité ouvrière de Gary où il avait passé son enfance dans la grisaille, dans la fumée des aciéries, dans le froid glacial des hivers rigoureux, il aspirait à vivre dans un univers paradisiaque.

A la fin des années 70, il fit entièrement réaménager Hayvenhurst… en faisant appel à Charmian Carr, décoratrice d’intérieur. La rénovation se poursuivit durant plusieurs années et transforma la demeure familiale en petit manoir de conte de fées. « J’ai insisté pour qu’elle ressemble un peu à un château européen. J’ai beaucoup d’admiration pour l’architecture du 19ème siècle anglais, le style Tudor », expliqua Michael Jackson. Il y fit aménager un véritable zoo, avec notamment des girafes, des lions, des faons et des lamas. Le jardin de la propriété était superbe : des fontaines en gradins, une pelouse verdoyante et des parterres de fleurs longeant un petit sentier de briques, une grande terrasse, des vasques et des statues d’anges... Une pièce, baptisée « La Confiserie » par les enfants, était remplie de sucreries. Un cinéma de trente-deux places et une orangeraie complétaient le décor.

17h45 : je levai la tête et il me sembla que nous avions quitté la civilisation terrestre. A plusieurs centaines de mètres à la ronde, il était impossible de distinguer une maison. Le ciel, d’un bleu éclatant, étalait son immensité sur des champs aux herbes jaunies. Julien, les bras tendus, les mains posées solidement sur le volant, fixait la route avec attention, les yeux plissés pour se protéger de la lumière.
- Pourquoi a-t-il mis si longtemps à quitter Hayvenhurst ? demandai-je avec curiosité…
La solitude, répondit-il.

Ma question taraudait, à l’époque, bon nombre de journalistes. Pourquoi l’oiseau ne prenait-il pas son envol ? En 1983, il avait avoué, sur le ton de la confidence « Si je déménageais maintenant, je mourrais de solitude. Les gens qui quittent leurs parents et prennent leur indépendance sortent avec des amis, font la fête. Moi, je ne fais rien de tout ça. Je mourrais vraiment de solitude ». Depuis son plus jeune âge, sa famille avait eu pour lui une double identité : à la fois celle de famille mais aussi et surtout celle de partenaire artistique. Son père Joseph fut pendant longtemps son manager, ses frères furent ses collègues de travail… Une situation particulière qui les liait les uns aux autres. En 1984, les Jacksons firent leurs adieux au public au terme d’une tournée mal nommée, « Victory ».

Michael Jackson, lui, continuait son ascension en solitaire, vers des sphères de plus en plus inaccessibles. Il enregistra « Bad » et, soudain, à l’approche de son trentième anniversaire, commenca à prospecter en Californie à la recherche d’une maison. Etait-ce l’approche du cap symbolique des 30 ans qui motiva sa décision de quitter ses parents ? Y avait-il d’autres raisons ? Nul ne le sait et les raisons réelles qui le poussèrent à prendre son indépendance restent à ce jour inconnues… le choix du ranch Sycamore étant lui aussi des plus surprenants : lui qui souffrait déjà tant de la solitude s’isola encore davantage dans ces 1400 hectares de chênes verts et de sycomores.

 
 
Disclaimer - Plan du Site - Anciens Layouts - Important - Partenaires - Contact
Merci de respecter notre travail et de ne pas copier les articles du site sur vos blogs/sites/forums,
à l'exception des news qui sont sous Licence Creative Commons 2.0.
JoomlaWatch Stats 1.2.5 by Matej Koval