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Vie du groupe en tournée
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Vie du groupe en tournée
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RELATIONS

Les Sept Nains - "Je n’échangerais mes souvenirs de cette époque avec mes frères pour rien au monde. Je rêve souvent de pouvoir revivre cette période. Nous étions comme les sept nains. Chacun de nous était différent, chacun avait sa propre personnalité. Jackie était l’athlète et l’anxieux. Tito était la figure paternelle forte et compatissante. Il adorait les voitures, aimait les assembler et les démonter… Jermaine était celui dont j’étais le plus proche. Il était drôle et facile à vivre, et était constamment en train de faire l’imbécile. C’était Jermaine qui mettait les seaux d’eau froide en équilibre au-dessus de nos portes de chambres d’hôtel. Marlon était et est encore l’une des personnes les plus déterminées que j’aie rencontré. Lui, aussi, était un grand plaisantin et un grand farceur. Au début de notre carrière, c’était toujours lui qui avait des ennuis parce qu’il n’arrivait pas à faire un pas ou faisait une fausse note mais ensuite, c’était loin d’être le cas" (Michael Jackson)
Solidarité - La diversité de nos personnalités et la proximité que nous ressentions est ce qui m’a donné la force de continuer les tournées pendant ces périodes épuisantes. Tout le monde aidait tout le monde. Jackie et Tito nous empêchaient d’aller trop loin avec nos farces. Et au moment où ils croyaient nous avoir sous contrôle, Jermaine, Marlon et moi hurlions « Soyons fous !! » (Michael Jackson)

Autorité Paternelle - "Je pense que notre père avait très tôt décidé qu’il devait garder un œil attentif sur nous plus que sur nos autres frères. Il prenait généralement la chambre voisine de la nôtre, ce qui voulait dire qu’il pouvait venir n’importe quand faire un tour pour vérifier que tout allait bien, en passant par les portes communicantes. Je détestais cette organisation, pas seulement parce qu’il pouvait intervenir sur notre mauvais comportement, mais aussi parce qu’il avait l’habitude de nous faire de mauvais coups. Jermaine et moi dormions, épuisés après un spectacle et il faisait rentrer un tas de filles dans la chambre ; ça nous réveillait et ils étaient tous là, à nous regarder en rigolant" (Michael Jackson, 1988).

Jalousies - "En 1971, suite à la tournée estivale qui conduisit les Jackson 5 dans une quarantaine de villes, Motown éditait le premier 45 tours en solo de Michael: "Got To Be There". Résultat: un million d'exemplaires vendus et sa photo qui s'étalait sur les couvertures des magazines, y compris Rolling Stone. Ce succès n'a jamais provoqué de jalousie au sein du groupe. Tito, Jermaine et surtout Jackie admettaient que leur frère reçoive un traitement de faveur. Lui-même excellent chanteur, Jackie prétendait que, dès l'âge de cinq ans, Michael possédait un tempérament de leader. Par contre, Marlon semblait très affecté par cette histoire. En privé, il devenait imprévisible, toujours en train de préparer des coups fumants. En fait, il désirait attirer l'attention sur lui; comme un enfant normal, quoi! Son problème? On le comparait toujours à Michael. Peut-être parce qu'ils avaient le même âge et qu'ils se ressemblaient physiquement. Toujours est-il qu'il souffrait de cette concurrence et personne ne l'aidait" (LaToya Jackson).

LA SECURITE

La sécurité au cours de ces tournées était une préoccupation constante et des menaces de mort planaient sur la tête de Michael Jackson de manière régulière. Ils étaient entourés par un service de sécurité dirigé par Bill Bray, un ancien policier (décédé en 2005).

Témoignage - "Pour Motown, il fallait presser le citron au maximum. Tout au long de l'année 1970, les tournées succédaient aux tournées et, à chaque fois, c'était la même chose, le même cirque. Si bien que ma famille a dû engager un ancien policier, nommé Bill Bray, afin d'organiser la sécurité de mes frérots. Avant chaque concert, Bill inspectait la salle et dressait, avec la police locale, un inventaire des bandes de teenagers qui pouvaient provoquer des troubles. Par exemple, dans une certaine ville, deux gangs rivaux ont failli s'étriper en plein milieu du show, sous prétexte que l'un adorait les Jackson Five et l'autre pas. Heureusement que Bill était là, car ils avaient des armes à feu. Cela dit, ça ne modifiait qu'à peine notre existence. Disons que ça renforçait un peu plus notre isolement. A un âge où les enfants apprennent à découvrir le monde, nous, on nous mettait en cage. Nous n'avions pas le choix. Il fallait se faire à cette situation mais nous ne l'acceptions pas dans notre for intérieur. La famille ne pouvait se déplacer sans une meute de gardes du corps, armés jusqu'aux dents et équipés de talkie-walkies. Michael et moi, ça nous rendait malades" (LaToya Jackson, "Growing up in the Jackson Family")

 
 
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